fiche de présentation Projet Niaye Thiokers

Cette série de films résulte du projet ‘’NIAYE THIOKERS – LIEU COMMUN, laboratoire de recherche artistique dans la ville’’ initié par le Studio Kakatar de Dakar et l’Atelier Graphoui de Bruxelles. Laboratoire qui s’est déroulé à Dakar dans les quartiers…

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Cette série de films résulte du projet ‘’NIAYE THIOKERS – LIEU COMMUN, laboratoire de recherche artistique dans la ville’’ initié par le Studio Kakatar de Dakar et l’Atelier Graphoui de Bruxelles.
Laboratoire qui s’est déroulé à Dakar dans les quartiers ‘’Niaye Thiokers’’ en centre -ville et ‘’Terme Sud’’ à Ouakam mais aussi à Bruxelles aux marées de Ganshoren et au jardin station à Bokstael.

« Lieu commun » tel que nous l’entendons n’est pas un thème mais plutôt une démarche, une recherche poétique pour sonder les mutations de nos environnements et de nos sociétés.
Le défi a consisté à regrouper des artistes qui prennent le temps pour explorer un lieu où se joue du « commun », c’est-à-dire un espace où une collectivité dessine ses contours et son inventivité afin de répondre à des enjeux du commun. Réinventer la réalité à travers le local, en recoupant passé, présent et futur de tout ce qui le compose. Se l’approprier pour y faire bégayer le réel, y fabuler de nouveaux rapports à l’histoire et aux archives, fabriquer des personnages et de nouveaux mythes à partir de nos habitudes. Et enfin faire émerger des mondes qui nous déconcertent et des perspectives qui nous concernent.

Bien qu’il s’ancre dans des espaces urbains, ce projet n’interroge pas seulement le lieu physique, mais aussi l’imaginaire, la représentation, l’invisible, à la fois locaux et connectés au reste du monde.
C’est une tentative de poser la question du commun en faisant émerger à la fois la singularité des points de vue et la permanence des évolutions du monde.
Les artistes sont invités à puiser dans leur créativité un imaginaire qui stimule la pensée critique, offre des narrations nouvelles, et produisent du savoir pour mieux comprendre nos sociétés. Toutes les formes et pratiques artistiques cohabitent mais la forme audiovisuelle s’impose comme la forme transversale aux différents médiums utilisés (dessin, peinture, écriture, photographie, son, etc.). Cette transversalité est un atout pour favoriser la diversité des langages, des modes de création et de production.
Le projet vise enfin à promouvoir une implication des démarches artistiques dans la société. Une véritable enquête artistique, qui souhaite proposer un monde urbain plus habitable et commun, où les possibilités d’action et de pensée collective, les réalités et les imaginaires sont explorés.

Lieu fragile qui pourrait disparaître de la carte de Dakar dans un avenir proche, ‘’Niaye Thiokers’’ génère de nouvelles possibilités.
Situé au cœur historique de la capitale (Le Plateau), le quartier s’est construit sur une identité traditionnelle fortement ancrée, de la communauté « Lébou ». On y retrouve une vie de village très présente (l’eau est puisée au puits, le bétail est élevé sur les toits et terrasses, le chef de quartier y est l’autorité morale…..) qui cohabite avec une gare routière en pleine expansion et ses petits métiers occupés principalement par les marchands ambulants. Les rapports de pouvoir complexes et le prix du terrain très élevé font de lui un laboratoire où se jouent la capacité de résistance, la définition d’un nouveau rapport entre tradition et modernité.

En effet, le quartier lutte pour sa survie, au vu de sa localisation dans un endroit stratégique où le mètre carré vaut plus 1M FCFA (1500 euros).

Ainsi, les artistes se sont jetés dans ce ” lieu commun ” pour y interroger, y ouvrir de nouvelles perspectives et de nouvelles dynamiques, en tenant compte de sa situation historique, géographique et sociale qui en ont fait aujourd’hui un monde en mutation, en transition.
Un débat y est ouvert avec des architectes, artistes, usagers, anthropologues et habitants pour en faire finalement un processus artistique participatif et collectif avec comme objectif :
Explorer les thèmes de l’identité, de l’appartenance et du territoire, soulever des problématiques telles que la pollution, les politiques de logement, l’organisation et l’aménagement de l’espace public / privé……
Le contenu de mes recherches sur le patrimoine matériel et immatériel du quartier s’est développé autour de quelques questions clé sur le passé et le futur des habitants des vieilles maisons coloniales du quartier.
En synergie avec les habitants, j’ai essayé d’interpréter ce qu’ils ont vécu et ce qu’ils ont envie de raconter, par l’art, dans le but de réinventer stoïquement un « meilleur futur pour la ville ». Ce mouvement est exploré à travers le cinéma d’animation, dans une perspective documentaire et expérimentale.
Aujourd’hui encore, le COVID19 a ralenti certes l’activité commerciale ainsi que les déplacements des personnes, dû aux mesures de restrictions imposées pour lutter contre le virus, mais il a renforcé encore plus la cohésion sociale pour résister et faire face à l’agression.

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